Evolutions techniques

 

Dans les années 1960, la nécessité d’offrir plus de choix impose de densifier l’offre commerciale, et de remettre en cause, les mobiliers de présentation, les conditionnements des articles, les méthodes et matériels d’encaissement.

Mobiliers de présentation :

Les mobiliers de présentation étaient composés de comptoirs appelés « bergeries», où les marchandises étaient présentées essentiellement sur un plan horizontal, selon la sacro-sainte alternance une cuve, un gradin. Seuls les faux-fonds étaient mobiles, sur un meuble non démontable; Les glaces de bordure et de séparation des marchandises étaient solidarisées au meuble par des connexions métalliques . Un changement de rayons, comme l’installation de la rentrée des classes, devait être préparé à l’avance et nécessitait une bonne caisse à outils incluant l’indispensable coupe-verre…Nombre de magasins employaient un menuisier.

Les bergeries possédaient un couloir central d’environ 60 cms, où circulaient  les vendeuses, et où se situait la caisse enregistreuse (parfois une à chaque bout).

L’arrivée du mobilier modulaire de présentation des marchandises, armature métallique et panneaux en stratifié  pour le secteur des M.G, (sigeac), ou totalement en métal (mertens) pour le secteur non périssable alimentaire, allait modifier en profondeur la façon de travailler.

A l’exception de quelques cas particuliers (beauté, bijouterie, etc..) le remplacement des bergeries, avec leur allée centrale, et leur premier niveau situé à environ 80 cms du sol, par des gondoles (dos à dos) permettra de gagner un important linéaire développé et présenter une offre plus large.

Par ailleurs les techniques du libre-service imposant une présentation verticale des articles, ceux-ci sont désormais conditionnés sur un carton imprimé, sous film étirable (skin pack) ou sous coque transparente (blister). Ce qui permet de les suspendre avec des crochets fixés sur des éléments de gondole perforés. (peg board).

Caisses enregistreuses :

 

Les caisses enregistreuses ont également beaucoup évolué ; Les plus anciennes dont je me souviens étaient en service au Printania du Mans dans la fin des années quarante.

Caisse ancienne génération 1936/50

Elles étaient constituées d’un coffret métallique noir dans lequel était rangés verticalement des rouleaux de tickets numérotés, prédécoupés (façon tickets de cinéma), et portant une valeur faciale propre à chaque rouleau. Les rouleaux utilisés variaient d’une caisse à l’autre en fonction de la valeur des marchandises du rayon.

Ces tickets sortaient sur la partie supérieure du coffret,  étaient détachés par la vendeuse qui composait le prix encaissé avec tels ou tels tickets, et les remettait ensuite à son client.

Ex : Pour un achat à 3.Fr. elle remettait un ticket à 2 Fr et un à 1 Fr.

En fin de travail, la vendeuse remontait ses rouleaux de tickets à la caisse centrale, qui relevait les derniers N° utilisés, et par différence avec la précédente utilisation, calculait la recette que la vendeuse devait verser au coffre.

N’oublions pas qu’à cette époque les gammes de prix en vigueur étaient très réduites, qu’elles ne nécessitaient pas un grand choix de valeurs faciales, et qu’il n’y avait pas de centimes.

Puis vinrent les caisses manuelles, les anciens se souviennent des « Nationale »de N.C.R. avec ses curseurs placés pour indiquer le montant du débit, (mais ne permettant pas d’additionner plusieurs achats), sa manivelle à tourner qui déclenchait l’impression d’un ticket, l’ouverture du tiroir à espèces, ainsi que le tintement d’une clochette.

Chaque rayon avait sa caisse, et bien sûr sa caissière qui en était responsable.

Pour les rayons importants comme la parfumerie des caisses électro mécaniques furent rapidement  mises en service. Elles permettaient d’aller plus vite, et d’additionner plusieurs articles dans 4 rayons maxi.

Les caisses qui étaient jusqu’alors situées à l’intérieur de chaque bergerie, se  trouvaient à présent au bord des gondoles à côté des clients, ou bien sur un mobilier spécial appelé «Caisse Centralisée », ou «Tour de Débit » dans le secteur des M.G,

Quand  le magasin possédait un libre service alimentaire, les caisses étaient installées sur des check-out plus ou moins importants avec des tapis roulants. Les caisses électro mécaniques, toujours plus performantes permettaient la multiplication par un nombre d’articles, ainsi que la ventilation dans 8 rayons différents.

Chaque produit devait avoir son prix marqué, soit par une étiquette adhésive, soit par impression avec un stick ou un composteur, Seuls des produits à volumes importants (sucre, huile, pâtes, boissons, grosses promos, etc) non marqués nécessitaient d’être mémorisés par la caissière, et devaient figurer sur un pense bête mis à jour chaque matin.

La mémoire des caissières était toutefois très souvent mise à contribution, et les clients fidèles privilégiaient le passage avec telle ou telle caissière, car ils savaient qu’ils gagneraient du temps avec elle plutôt qu’avec sa voisine.

L’arrivée des caisses électroniques  utilisant la technique de « l’appel prix » a fait évoluer la fonction de caissière en lui apportant une sécurité de fonctionnement.

 

Oblitérateur de prélèvements effectués en cours de journée par la caisse centrale.

 

 

L’indispensable clochette des années 50/60, nécessaire pour : appeler un responsable, obtenir de la monnaie, etc..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévoir photos caisses IBM...

La venue des caisses informatisées IBM, équipées d’un scanner de lecture des codes à barres, éditant pour le client un ticket de caisse enfin clair, et produisant pour l’utilisateur des résultats détaillés permettant d’affiner la gestion du magasin, transforme en profondeur la fonction d’encaissement, qui est désormais orientée vers l’accueil des clients, et cela se retrouve dans la dénomination du poste :

La   « Caissière  L.S. »  devient  « Hotesse  de  Caisse »

 

 

De l’approvisionnement au réassort  :

 ( à laisser mijoter un peu !)